mercredi 3 janvier 2018

Les trains de Gégé : Y a quelque chose qui ne colle pas !


Résumé de l’épisode précédent : mon ami Gégé a découvert les restes d’un réseau Jouef dans une maison à rénover. J’ai décidé de « faire parler » ces petits trains  en imaginant leur vie antérieure, seulement armé de la « bible » en la matière, le « Jouef » de Clive Lamming (éditions LR Presse). Et j’ai aussi décidé que j’aurai besoin des lecteurs du blog Loco-Revue pour résoudre certaines questions ou énigmes, voire pour donner leur point de vue sur cette enquête.


J’ai donc « mis en situation » ces trains sur une table. Ma machine à remonter le temps a bloqué son curseur sur la période 1970/1975 et m'a télétransporté en cliquant simplement sur "lire la suite" dans le grenier de cette maison. 


Autour d’une grande plaque d’aggloméré, il y a un père et ses deux enfants. Oui, ils sont trois car il y a trois transfos et de quoi faire largement trois circuits indépendants. Le décor est rudimentaire pour ne pas dire inexistant et le matériel, lancé à grande vitesse (celle du Mistral et du Capitole d’alors), a tendance à verser dans les courbes à rayon 325 mm. Mais qu’est ce qu’ils s’amusent tous les trois, d’autant plus que le père ne rechigne pas à réparer et bricoler… 


La belle histoire s’arrête à l’été 1976. Pour quelles raisons ? Des enfants devenus ados et préférant la première Mob (ou Peugeot ou Ciao…) obtenue pour le BEPC, à ce train synonyme d’enfance révolue ? Le réseau est démonté et rangé, bien enveloppé dans les journaux de l’été (mais dont la une restera d’actualité quelques années encore). Il sera oublié…



Mais dans mon rêve, il y a deux éléments qui ne « collent » pas : 



Que font là ces deux wagons surbaissés, référence 658, hélas sans leur transfo en chargement ? Et pour cause, puisqu’ils sont d’une génération précédente avec leurs attelages « d’avant la boucle universelle ». D’où viennent-ils car ce sont les seuls du lot avec ce type d’attelage ? Et pourquoi deux exemplaires, car c’est généralement le wagon que l’on ne possède qu’à un seul exemplaire, non ?



Et que dire de ces couverts « isothermes » Findus (référence 6266) et Spatenbräu München (référence 6261) ? D’après Clive Lamming, ces wagons n’ont été commercialisés qu’entre 1978 et 1979 et, de plus, le couvert Findus n’a jamais été déballé, aujourd’hui encore sous son film plastique. Ces couverts sont d’ailleurs les seuls matériels roulants en boite, avec le couvert UIC, référence 6240, tous n'ont visiblement jamais roulé. Je me dis qu’un grand oncle, habitant bien loin et ne sachant pas que pour le train c’était fini, aurait eu l’idée de cet inestimable cadeau de Noël. Il aurait mieux fait d’offrir des chèques-carburant (deux temps) pour la Mob (ou Peugeot ou Ciao…).


Vous voyez, ces modestes trains révèlent bien des petits secrets ! Et ce n’est que le début…


Petite question aux spécialistes :
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Il n’y a pas que les trois couverts « neufs en boite », il y a aussi le passage à niveau manuel, vraisemblablement destiné à remplacer son ancêtre aux barrières brisées (présent dans les cartons). Je ne me souviens pas que cette référence 2675 était livrée avec deux sachets de flocage. Qu’en pensez-vous ? A titre de circonstance atténuante, je ne dispose que de la première édition du « Jouef » de Clive Lamming…


1 commentaire:

Anonyme a dit…


Les 2 wagons surbaissés sont bien des Jouef. Ces wagons étaient vendus à l'unité ou bien par 2 ; mais, à ma connaissance, les 2 wagons étaient différents (un citerne et un plat, par exemple, les 2 à bogies). Pour le wagon surbaissé, il était vendu sans chargement et notre imagination d'enfant y mettait la marchandise souhaitée ou imaginée.
L'attelage est antérieur à l'attelage à boucle visible sur les autres modèles de la photo.

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